On ne se parle plus beaucoup
Job 23:3-5 Oh! si je savais où le trouver, Si je pouvais arriver jusqu'à son trône, Je plaiderais ma cause devant lui, Je remplirais ma bouche d'arguments, Je connaîtrais ce qu'il peut avoir à répondre, Je verrais ce qu'il peut avoir à me dire. Psaumes 42:5 Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu.
Deux comportements de deux personnes ayant à peu près le même problème, se retrouvant dans la même situation. Le Frère Job qui chaque matin allait offrir des offrandes à Dieu pour lui et sa famille, ne sait plus où le trouver, comment arriver devant son trône. La douleur de son cœur obscurcit ses yeux. Son cœur n’adore plus, sa bouche ne proclame plus les louanges de l’Eternel. Il n’ y a plus qu’abattement, découragement sur ses lèvres.
Le fils de Koré qui se repend devant l’Eternel dans le psaume 42 se retrouvent dans le même abattement et tristesse, mais à la différence de Job, il conseille à son âme de continuer d’adorer et de louer l’Eternel, parce qu’il n’y a que lui. (Te souviens-tu de cette chanson ?)
Un jour, au retour d’une nuit de prières et de soutien à une sœur qui avait perdu son père, les paroles de cette jeune personne me sont restées pendant toute la journée : « Où est le Dieu qui souffla dans la vallée des os desséchés d' Ezéchiel et les ramena à la vie ? » Où est le Potier qui rassemble les vases brisés et qui les recolle ?" Pourquoi papa n’est pas resté en vie malgré nos prières ? »
Il va de soi que ces moments dans la vie du chrétien sont difficiles. Les soucis prennent la place de Dieu dans nos pensées. On ne parle plus avec les autres que de ce qui ne va pas, de ce qui nous empêche de dormir la nuit, de manger, de vivre en paix, d’être heureux ! Nos soucis ont réussi à usurper l’adoration qui ne revient qu’à Dieu ; ils occupent tout le terrain, ils sont une armée d’invasion à l’intérieur de nous, et le Seigneur est rejeté bien involontairement aux frontières de notre vie. On ne veut pas couper le pont avec Dieu mais on n’a plus le même amour, le même désir pour parler avec lui, l’adorer, le louer. On va au culte de dimanche sans enthousiasme, on ne sait plus chanter les cantiques célébrant la bonté de Dieu. On ne parle plus comme avant. La prière n’a plus la saveur succulente de l’offrande parfumée qu’il devrait être pour Dieu. Ajouté à ce que pour l’homme, ce qui lui fait le plus du mal, c’est ce dont il se charge, qu’il met sur le trône de son cœur et ne cessera pas d’en parler toute la journée durant.
L’adoration, c’est donner à Dieu d’occuper la première place dans nos pensées. Les soucis attirent sur eux l’essentiel de nos pensées et nous détournent de Dieu. Nous confessons alors la grandeur de nos problèmes, de nos difficultés, de nos craintes, etc., au lieu de confesser la grandeur de Dieu, sa bonté, sa fidélité.
On aura beau enseigner comme adorer l’Eternel notre Dieu qui a fait de nous un peuple d’adorateurs en Jésus, mais si on ne peut le faire que lorsque nous nous « sentons bien », alors il est inutile de parler d’une vie d’adoration.
Tu dois savoir que lorsque tu laisses ton coeur se rependre devant lui, tant dans la douleur que dans la reconnaissance ou dans la joie, Dieu est si proche de toi qu’il peut te toucher, écouter ta voix et répondre à tes questions. Dieu n’est pas absent, mais trop souvent, tu ne le vois pas ou ne ressens pas sa présence. Tes sentiments (douleur, tristesse, peur, déception, découragement, impatience…) ferment la porte de l’adoration en sa présence dans ta vie. Les disciples ne reconnurent pas Jésus le soir de tempête en Galilée quand Il vint à leur rencontre marchant sur les eaux. La peur de la tempête et de mourir avait pris le dessus sur leur connaissance de Jésus et de leur confiance en lui.
L’adorer c’est nous abandonner à lui, en toutes circonstances ; oubliant nos factures et nos ordonnances, venir simplement devant son trône pour lui dire ce qu’il est et ce qu’il fait dans notre vie, ne plus regarder à ces montagnes qui se sont levées depuis un temps autour de nous, ne plus avoir peur pour le lendemain, mais simplement s’abandonner dans ses bras et lui parler de l’amour qui remplit notre cœur pour lui. Un total abandon de soi qui doit nous faire oublier nos problèmes. Dans la présence de Dieu, nous sommes en paix, et tout, autour de nous n’a plus la même valeur, la même importance. C’est cette paix qui permettra à l’esprit de Dieu de nous montrer la face de l’Eternel dès que le désir de nous approcher de sa présence viendra en nous. Nous pouvons alors reprendre à lui parler, à avoir des conversations franches et profondes avec lui. La méditation de la Parole de Dieu te permettra de connaître Dieu beaucoup mieux qu’aujourd’hui et votre relation sera améliorée, et quand tu lui parleras par la prière, les mots seront nouveaux et pleins d’amour, d’humilité, de paix et de reconnaissance.