Et si nous parlions un peu communion chrétienne ?

Publié le par Vie influente

C’est un sujet qui parait familier à première vue pour les chrétiens si bien qu’on a même plus envie d’en être  enseigné. Le chrétien moderne se dit assez mature et assez avancé pour ne plus avoir besoin d’être enseigné sur des sujets qu’il considère comme étant « élémentaires ».

Mais lorsque nous observons avec attention la vie des chrétiens, en comparaison avec l’église primitive, force est de constater que la communion chrétienne initiale a été vidée de son sens et a perdu toute substance. On ne vit plus qu’une communion de façade, sans profondeur et qui n’apporte pas de bénéfice nécessaire à l’église. On limite la manifestation de celle-ci par le simple fait de partager un repas bref d'organiser ce que les chrétiens aiment appeler communément “Agapè”, sans que les cœurs soient réellement ensembles.

 

La Parole de Dieu nous dit dans Psaumes 133: « Voici, oh! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ». Une autre version  précise « … de demeurer ensemble et unis ». Être ensemble n’est pas un signe d’unité. Plusieurs personnes sont souvent ensemble, et même dans des lieux de prière mais ne sont que rarement unis. Les hommes peuvent adhérer à un même parti politique, être ensemble, mais ne pas être unis. Les chrétiens peuvent appartenir à une même église, chanter dans une même chorale et travailler dans un même département et ne pas être unis.

Le Seigneur me met à cœur de partager avec vous ce sujet qui fait partie d’un des piliers non négligeable de la vie chrétienne, avec la Prière, le témoignage et la méditation de la Parole de Dieu.

 

La communion comme le dictionnaire nous le définit est une union marquée par un accord profond. Nous remarquons aussi que le mot communion est un ensemble formé de deux mots « commun » et « union ».  Étymologiquement, le préfixe « com » de communion signifie « à l’intérieur » ou « au-dedans », du Latin « Cum ».


La communion signifie  donc être uni à l’intérieur d’une forme donnée, d’un modèle ou d’un cadre déterminé. Notre cadre commun est la famille de Dieu par qui nous sommes tous nés en Jésus-Christ.

 

« Puis Dieu dit : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… » Genèse 1:6.

Lors de la création de l’humanité, Dieu a utilisé l’impératif à la première personne du pluriel, pour nous signifier que cela engageait toute la Divinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dieu a créé l’homme selon sa conformité, selon son modèle, pour qu’il fonctionne comme Lui. Dieu est unique, se manifestant sous trois personnes différentes.

Comment  fonctionnent les trois personnes de la Divinité ?  La Bible nous montre que les trois personnes de la Divinité travaillent en accord: Le Père glorifie le fils (Jean 17:5), Le Fils glorifie le Père (Jean 17:4) et le Saint-Esprit glorifie le Fils (Jean 16:14).

Oh, combien il est difficile aujourd’hui pour nous chrétiens de former un bloc indivisible en se tirant vers le haut. A la place, souvent, nous précipitons la chute de nos frères et sœurs. Il nous est souvent difficile d’apprécier ce que l’autre fait, mais plus facile de critiquer ou dénigrer.

 

Jésus priait au Père dans Jean 17:20-23 « …afin que nous soyons un, comme le Père est en Lui et comme il est dans le Père. » L’unité des croyant doit être semblable à celle qui existe entre Christ et le Père: « Moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé »

 

Le  Seigneur m’a donné une image forte de la communion qui doit couler au milieu des chrétiens. Un soir, pendant que je discutais avec une sœur au téléphone, inconsciemment, j’étais en train de griffonner quelque chose sur la couverture intérieure de mon carnet d’adresse. Je n’ai pas fait attention à cette image jusqu’au jour où le Saint-Esprit m’a interpellé. En effet, nous vivions des moments difficiles  où dans la jeunesse de mon église la communion fraternelle était menacée. Le croquis dessiné était au fait, un T renversé (une droite verticale qui coupe une autre horizontale en son milieu). J’ai compris immédiatement que Dieu était au sommet et qu’il déversait en nous la force et la capacité de vivre en communion. En effet, le problème que nous avions venait du simple fait que certaines personnes dans le groupe avaient brisé leur communion avec le Seigneur si bien qu’elles étaient coupées de la source et semaient le trouble dans l’ensemble qui était auparavant homogène.

Illustrons cela géométriquement: Si une droite verticale coupe un plan horizontal en un point, les deux sont donc en contact et par conséquent perpendiculaires. Tous ce qui se trouve sur ce plan horizontal peut être en contact avec le flot venant de la verticale. Et c’est là le problème. Beaucoup de chrétiens ont perdu ce contact jusqu’à quitter le plan horizontal où Dieu répand son flot et se sont retrouvés dans des plans obliques qui ne sont pas en contact avec la source même de la communion.

«  Si nous disons que nous sommes en communion avec Lui et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion… »1 Jean1:6-7. La base de la communion fraternelle est donc un contact permanent avec Dieu, qui est la marche dans la lumière.

 

Un autre élément qui nous empêche de vivre en communion, c’est l’amour propre, le « moi ».  

Actes 4: 32: « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme… »

Le cœur est le centre de l’homme. De lui viennent les sources de la vie. C‘est au fond du cœur que l’on ressent la présence de Dieu. La où est ton cœur , c’est là où est ton trésor nous dit la Bible. Les chrétiens qui vivaient en communion n’avaient pas des centres d’intérêts divergents. Ils avaient les mêmes valeurs, les mêmes vertus inspirées de Dieu et ils tenaient tous un même langage dans l’amour.

L'âme est divisé en trois éléments : la volonté, l'intelligence et les émotions. L'âme, c'est aussi l'ego, et l'ego est en fait le mot latin pour "je".  L'âme dit: "Je veux"; L'âme est donc ce qui en nous dit: "Je veux, je ne veux pas, je ferai, je ne ferai pas"; elle prend les décisions. L'intelligence dit: "Je pense", et beaucoup d'autres choses comme: "Je raisonne", ou bien même: "J'imagine". Et les émotions disent: "Je sens." En général, les hommes sont plus motivés par le vouloir, d'autres par la pensée, d'autres encore par les sentiments.

Les chrétiens de l’église primitive avaient une volonté, une intelligence et des émotions fondamentalement régénérées par l’Esprit de Dieu. Ils vivaient par l’Esprit et leur communion était une arme puissante pour l’évangélisation. C’est ainsi que le Seigneur ajoutait tous les jours de nouveaux croyants. Le manque de communion est un obstacle à l’évangélisation.

 

Dieu attend de nous que nous formions un ensemble homogène dans l’unité de l’Esprit afin de vivre l’amour réel tel qu’il nous le recommande.

 

« Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

 

L’amour est la preuve tangible de la communion. Posons-nous alors ces quelques questions:

Aimons-nous nos bien aimé sans attendre quelque chose en retour ?  Sommes-nous prêts à leur manifester la même attention même s’ils tombent ou les mettons-nous à l‘écart comme des parias? Notre coeur est-il large pourra accepter d'aimer et partager sans rie attendre en retour?

 

Que Dieu vous bénisse et qu’il bénisse en nous sa Parole.
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