Le bouc émissaire !

Publié le par Pascal Babel'a

Lévitique 16 : 7-10 : Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l'Eternel, à l'entrée de la tente d'assignation.  Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l'Eternel et un sort pour Azazel.  Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l'Eternel, et il l'offrira en sacrifice d'expiation.   Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l'Eternel, afin qu'il serve à faire l'expiation et qu'il soit lâché dans le désert pour Azazel.

 

 

 

Lévitique 16 : 20-22 : Lorsqu'il aura achevé de faire l'expiation pour le sanctuaire, pour la tente d'assignation et pour l'autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l'aide d'un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée; il sera chassé dans le désert.

 

 

 

C'est une image saisissante du principe de la substitution; quand le prêtre impose les mains sur le bouc, il transfert les péchés du coupable sur le bouc innocent. Le coupable ne l'est donc plus du tout.  

 

 

 

L'expiation éloigne le péché d'une manière irréversible et finale; le porteur de péchés s'en va dans le désert pour ne plus jamais revenir, dans une contrée stérile. Dans cette connexion, le bouc est mentionné comme étant pour Azazel. Sans entrer dans tous les détails étymologiques de ce mot, disons simplement  Azazel, en hébreu, signifie : enlever. Autrement dit, ce bouc pour Azazel avait la fonction de prendre les péchés du peuple et de les enlever (éloigner) du milieu d'eux. Ce bouc n'avait lui-même rien fait de mal, mais il était choisi au hasard pour porter le blâme de tous afin que ces derniers soient dégagés de toute accusation

 

Ce que l'on faisait de ce bouc, préfigurait l'œuvre de Jésus-Christ, celui qui a porté nos péchés à la croix. Jésus-Christ est l'agneau de Dieu qui enlève (Azazel) le péché du monde. une forte similitude entre le bouc Azazel qui s'enfuit au désert avec les péchés du peuple et Jésus qui, par son sacrifice, enlève le péché de l'homme.

 

En tant que victimes expiatoires, le point commun entre le bouc Azazel et Jésus-Christ est leur innocence. Ils sont donc ainsi des boucs émissaires. La différence est que le bouc Azazel a été pris par hasard, pendant que Jésus, est une victime volontaire. Esaïe 6 :8 : « J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. »

Jésus est venu dans le monde, né d'une vierge et a commencé son ministère en se faisant baptiser par Jean le baptiste dans le Jourdain. Et Jésus est venu pour accomplir la justice de Dieu ("Jésus lui répondit: Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout justice" - Matthieu 3:15). La justice de Dieu est que Jésus débarrasse l'homme de ses péchés, qu'il prenne sur lui tous les péchés du monde par les mains de Jean le Baptiste dans l'eau du Jourdain, et par son baptême il signifia sa mort et sa résurrection. Voilà la justice de Dieu pour nous.

Le sacrificateur devait poser ses mains sur le sacrifice pour lui transférer tous les péchés du peuple. Car il devait avoir un contact entre le pécheur et le sacrifice, et si ce n'était pas le pécheur lui-même qui avait contact avec l'animal, il devait y avoir un sacrificateur, qui lui, posait ses mains sur l'animal pour transférer tous les péchés.

 Ainsi, Jean le baptiste, premier né de sa famille, donc consacré à Dieu, descendant d'Aaron sacrificateur (Luc 1:5), pouvait donc être sacrificateur lui aussi selon la loi de l'ancien alliance. Il a posé ses mains sur la tête de Jésus pour que tous les péchés du monde lui soient transférés, car Jean a été le seul à poser les mains sur Jésus et qui a eu une signification. Et rappelons-nous que Jésus est né sous la loi de l'Ancien testament et devait être sacrifié comme le dit la loi de Dieu, son Père, et qu'il est venu, non pour abolir la loi, mais pour l'accomplir. Donc il devait être sacrifié comme le dit la loi de son Père.

Jésus a ôté le péché du monde, nos péchés ont été transférés sur lui, ce qui fait qu'il n'y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ

1 Pierre 2:21-23 : Lui qui n'a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude; lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

 

Il y a un aspect supplémentaire qu'on retrouve en comparaison avec le bouc immolé, c'est le principe de l'éloignement, la disparition de nos péchés reflété par le bouc qui s'en va au désert pour ne plus jamais revenir.

 

Ceci me rappelle la parole de David par laquelle nous reconnaissons  la bonté de notre Père céleste

 

Psaumes 103:-13 Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours;  Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent; Autant l'orient est éloigné de l'occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, L'Éternel a compassion de ceux qui le craignent.

 

Le péché que Dieu a pardonné, jamais plus il ne viendra nous le remettre sous le nez, celui qui nous rappelle nos fautes passées, c'est le diable l'accusateur de nos frères, (Zacharie 3:1  Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser)

 

Voilà une grande vérité dont nous retirons un immense bienfait quand nous avons réussi à totalement l'intégrer dans notre vie.

 

Cependant,  pour que le pardon soit une réalité, il faut que le péché soit confessé et abandonné, sinon c'est notre conscience qui va nous travailler et c'est très dangereux si elle a été souillée au point de ne plus nous avertir quand nous sommes dans le péché,

 

Tite 1:15  Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs oeuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne oeuvre.

 

Une fois le péché confessé et abandonné nous pouvons résister avec fermeté aux accusations diaboliques en lui rappelant que nos péchés sont maintenant aussi éloigné de nous que l'occident l'est de l'orient, à l'image du bouc envoyé dans le désert qu'on n'a plus jamais revu par la suite. Voilà en quoi l'image du bouc émissaire fortifie ma foi et me permet de reconnaître encore plus l'œuvre rédemptrice de Jésus, le sacrifice de remplacement, le bouc émissaire, lâché dans la désert aride avec mes malédictions et mes péchés. Il y est allé sans rien dire. Victime consentante. Amour original de Dieu pour moi, pour toi.

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