Chrétien paresseux ?

Publié le par Vie influente

Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devraient être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (Hébreux 5 :11-14)

 

D’après le jugement sévère mais exact de l’auteur qui écrivait sous l’inspiration du Saint-Esprit, les membres des cette assemblée étaient des enfants dans leur niveau spirituel

Il y avait  pourtant longtemps que ces personnes étaient devenues chrétiens. Peut-être certaines avaient-ils connu Jésus durant son Ministère et assisté à l’effusion  de l’esprit à pentecôte.

C’est donc avec raison que l’auteur leur dit : « vous qui depuis longtemps devriez être des maîtres… » Non qu’ils auraient dû être tous Pasteurs ou prédicateurs. Ils auraient dû être des maîtres dans leur propre maison, dans leur entourage immédiat ; c’est dire des personnes capables, comme le demande Pierre, de répondre avec douceur et respect à quiconque leur demande raison de l’espérance qui en eux. Des personnes capables d’ouvrir les écritures pour montrer à tous les curieux qui désiraient savoir ce qu’était au juste cette « nouvelle religion ».

 

Ils auraient dû être capables de leur démontrer comment Jésus avait accompli ponctuellement les prophéties de l’Ancien Testament. Comment il fallait que le Messie souffre toutes ces choses avant de ressusciter des morts et d’entrer dans la gloire.

 

Au lieu de cela, c’est à eux qu’il fallait qu’on enseigne encore et encore les principes élémentaires des oracles de Dieu, les rudiments de la foi, le BA à B de l’évangile.

 

Les principes élémentaires des oracles de Dieu sont ce que la Bible appelle dans Hébreux, du lait : «  Vous en êtes venus à avoir besoin du lait. » La même image nous est donnée par Pierre : «  Désirez comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur de la parole » (Pierre 2 :2)

 

Cependant, ils n’étaient justement pas nés de nouveaux convertis.  L’enseignant aurait voulu leur parler de Christ dans son service de Souverain Sacrificateur. Mais il a remarqué (verset 7), qu’ils étaient devenus lents à comprendre. Lents ou encore PARESSEUX. A force de paresse spirituelle, ils étaient devenus renfermés, jusqu’à devenir hermétiques à la Parole de Dieu.

 

Ceci amène chacun de nous à se poser inévitablement la question : «  suis-je dans le même cas ?, suis-je un chrétien paresseux ? »

Tout comme dans la vie physique, la vie chrétienne passe par un stade normal d’enfance spirituelle. Si l’état d’enfance se prolonge, il se  transforme en un état anormal d’infantilisme, d’immaturité.

 

Jésus passa trois ans avec ses disciples après quoi ils étaient responsables de l’œuvre entière. Paul après sa conversion du chemin de Damas, a passé trois ans en Arabie, ensuite il était équipé pour être l’apôtre des païens dans le monde entier. Sans prétendre à une mission de cette envergure après trois ans de conversion, un chrétien devrait voir dans sa vie des changements considérables.

 

Comment déterminer si nous sommes encore dans l’enfance. Celui qui est encore au lait est un enfant. L’enfant boit du lait qui est un aliment prédigéré, qui ne nécessite aucun effort de mastication ou de digestion pour être assimilé. Non seulement il ne peut pas absorber correctement des éléments solides, mais encore il n’a aucun discernement pour choisir ce qui est bon. Non parce qu’il n’a pas le sens du goût, mais parce que son goût n’est pas formé, il ne sait pas distinguer ce qui bon de ce qui est mauvais.

Il en va de même dans le domaine spirituel : «  Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé pour l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

 

La nourriture solide, bonne selon la Bible, consiste à connaître Christ, à approfondir notre relation avec lui. Au lieu de rechercher cette nourriture, les membres des cette assemblée montraient leur infantilisme en se focalisant sur les rites, les cérémonies, les apparences extérieures, qui étaient le centre de leurs préoccupations.

 

Beaucoup de chrétiennes d’aujourd’hui donnent malheureusement autant de preuves d’immaturité en s’occupant, sous un semblant de spiritualité, des sujets controversés et sans impact réel dans leur communion avec Dieu. Le critère de maturité, selon le verset 13, c’est l’expérience de la Parole de Justice. L’expérience et non des idées ou des vues originales.

 

Sur le plan naturel, un enfant qui grandit physiquement mais dont le mental reste enfantin ou même s’arrête à l’adolescence est un sujet de grande tristesse pour ses parents. Ils ne pourront jamais lui confier des responsabilités, il ne sera jamais autonome, il n’atteindra jamais l’idéal qu’ils avaient envisagé pour lui. L’immaturité spirituelle est aussi malheureuse. La réalité de la vie victorieuse en Christ ne peut pas être vécue dans cet état. La croissance spirituelle doit aussi être spontanée que celle du corps.

 

Il nous sera impossible de combattre l’ennemi avec une immaturité spirituelle, il nous sera difficile de nous débarrasser du péché tant que notre croissance spirituelle serait freinée par un manque de nourriture pour notre âme. Elle sera dans un état d’handicapée, d’estropiée parce que mal nourrie, et donc incapable de combattre ou de porter en lui les fruits de la  puissance de l’esprit de Dieu.

 

C’est donc dans la présence de la Parole de Dieu, méditation régulière, prières que notre âme se nourrit et grandit, pour devenir forte et à même de combattre contre l’ennemi.
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